JOURNEES D'AUTOMNE 

2021

ZAÏ ZAÏ ZAÏ ZAÏ

Théâtre de l'atelier
D'après la BD de Fabcaro


Samedi 4 décembre
20h30, Maison Garonne


« Au revoir Sophie. C’est fou comme la vie est un long chemin d’où partent plusieurs petits chemins et suivant le chemin qu’on prend, on va ailleurs que là où on serait allé si on avait pris l’autre chemin, tu trouves pas ? » 


L’HISTOIRE
Fabrice est à la caisse d’un supermarché lorsque la caissière lui demande s’il a la carte du magasin, il a beau fouiller ses poches, il ne la trouve pas. Arrgh, il se souvient : il a changé de vêtements et sa carte se trouve dans son autre pantalon. La caissière appelle la sécurité. Fabrice prend la fuite. En quelques heures, il devient l’ennemi public numéro un, son cas divise la société. Ne pourrait-on pas laisser sa chance à quelqu’un qui, si il dit vrai, a en effet laissé sa carte dans son autre pantalon ? 


L’INTENTION
Comment ne pas succomber au charme de « Zaï Zaï Zaï Zaï » ? À la première lecture de cette BD de Fabrice Caro, dit « Fabcaro », on est saisi par l’humour ravageur et absurde (pas tant que ça) de ces quelques 66 planches. Cette farce en forme de road-trip est l’occasion pour l’auteur de tacler tout le monde : les policiers, les ados, les artistes bien pensants, les théoriciens du complot et, en très bonne place : les médias. En plein état d’urgence et paranoïa ambiante c’est tout à fait salutaire. L’histoire est burlesque, avec une seconde lecture politique et sociale très puissante. Nous avons lu cette bande dessinée alors que nous étions en création, on se l’est fait tourner comme une bonne drogue, elle nous a fait hurler de rire. Cette oeuvre à part donne la sensation de regarder le monde frontalement, en esquissant un pas de côté pour ne pas se le prendre en pleine gueule. C’est donc totalement réjouissant. Fabcaro y parle indirectement de tolérance et d’acceptation de l’autre. Il y dénonce les dysfonctionnements sécuritaires et cruels de notre société ou si on préfère « la connerie ambiante ».
« Zaï Zaï Zaï Zaï » est, de loin, la dramaturgie la plus moderne et originale qu’on ait lu ces deux dernières années. Un grand désir s’impose aujourd’hui, balayant tout sur son passage : s’emparer de cette oeuvre singulière, la décliner, la porter à la scène et la faire entendre. 

FUNERAILLES

La rift compagnie

Samedi 20 novembre
20h30, Cinéma des Capucins

 

"Je voulais parler de la mort, mais la vie a fait irruption, comme d'habitude" 
Virginia Woolf 


Monica et Léonie, deux conseillères funéraires, portent en elles deux mondes que tout oppose. Tout sauf leur condition de mortelles.

D'une banale situation de rencontre, elles basculent bientôt dans un road-trip absurde, un voyage en terre inconnue, sorte de limbes décadentes.

Par le biais du fantastique, les personnages sont toutes deux délogées de leurs certitudes. Elles passent de l'autre côté du miroir et deviennent les héroïnes de leur propre « Divine comédie », des « Alices » qui passent de l'ennui au chaos.

 

Dans un jeu de transformations perpétuelles du plateau, la comédie prend des allures de questionnements métaphysiques. Elle se transforme en une «danse macabre», farandole où s'entremêlent les vivants et les morts et où cohabitent parfaitement le tragique et le grotesque, afin de faire émerger comme une nécessité absolue, une fragile humanité. 

ANTON EMOIS

L'AGIT théâtre

Samedi 13 novembre
20h30 Maison Garonne


Anton Emois est un spectacle intime et tendre, une sorte d’hommage amical, pour trouver joie et réconfort autour du samovar. La forme est simple et simplement adressée à un public en confidence avec les comédiens. Elle s’articule autour de la lecture de 3 récits principaux extraits de l’oeuvre d’Anton Tchekhov, 3 récits aux préoccupations résolument contemporaines : Le Pipeau qui pointait déjà du doigt les pratiques écocides, Le Moine Noir qui questionne la norme et la folie, Aniouta et l’implacable condition des femmes. Ces lectures sont émaillées d’impromptus théâtraux, de chansons originales et de commentaires poétiques tirés de la biographie de Tchekhov d’Andrée Marie Bouvarel. Variations aux accents slaves, sur trois thèmes qui imprègnent nos âmes et consciences…
Le public est invité à s’abandonner dans le monde deTchekhov, en toute amitié et compréhension mutuelle, dans une joyeuse légèreté qui accompagne la force de ses évocations, parfois saisissantes de vérité et de justesse.
Anton Emois, c’est un regard intérieur, un voyage en soimême, un vent puissant d’humanité qui souffle autour du samovar.


Lecture, chansons, accordéon et samovar